L’EXPANSION URBAINE

Les cartes présentées ici constituent des clés de compréhension des phases d’urbanisation successives de Hô Chi Minh-Ville, des 1ers plans de Saigon et Cholon datant de l’époque française, au Schéma Directeur à l’horizon 2025 de la Province de Hô Chi Minh-Ville. Ces cartes permettent de prendre la mesure de l’expansion spatiale de la ville et de ses perspectives de développement futures. Nous remercions le CEFURDS et l’Institut d’Asie Orientale pour la mise à disposition de leur fonds cartographique pour les besoins de l’exposition.

Le “Plan de Saigon et de ses environs”

2.15-carte 1862
© CEFURDS
Carte 2.1: Plan de Saigon et de ses environs en 1862.

Le “Plan de Saigon et de ses environs” a été dressée par un sergent fusiliermarin français le 2 janvier 1862 et validée par Coffyn qui était l’auteur du plan d’urbanisme “Projet de ville de 500.000 âmes à Saigon”. Cette carte représente les deux agglomérations urbaines de Saigon et de Cholon avant la réalisation du Plan de Coffyn.


Sont représentés sur la carte : la trame urbaine princiaple des zones résidentielles ainsi que le réseau hydrographique de Saigon (autrefois appelé Bến Nghé) et de Cholon (mentionnée “Ville chinoise” sur la carte). La zone de Cholon est ici coloriée en différentes nuances de rose (du rose foncé au Nord de l’arroyo Lò Gốm, au rose clair au Sud) pour représenter les différentes densités démographiques le long de l’arroyo.

L’élément eau était très présent à Saigon-Cholon qui, à l’époque coloniale, était infesté de lagunes, lacs, marécages et arroyos. Saigon est donc depuis ses origines une ville fluviale avec un dense réseau hydrographique.


Autour de la ville (autrefois appelé Bến Nghé) se déployait un réseau de voies fluviales naturelles comprenant l’arroyo Thị Nghè au Nord, la rivière Saigon à l’Est, les arroyos Bến Nghé et Lò Gốm au Sud de l’agglomération urbaine Cholon, ainsi que plusieurs cours d’eau de moindre importance.


Les méandres de l’arroyo Thị Nghè serpentent depuis le Nord de l’agglomération pour se jeter dans la rivière Saigon. Son tronçon aval s’appelle le Nhiêu Lộc. L’arroyo sert de limite naturelle Nord pour l’agglomération de Saigon.


L’arroyo Bến Nghé s’étire du canal Lò Gốm jusqu’à la rivière Saigon, à l’Est. Il marque la limite naturelle Sud de l’agglomération de Saigon. Depuis l’arroyo Bến Nghé se sont formés plusieurs petits affluents tels que les arroyos Cầu Kho, Ong Nhỏ et Ong Lớn. Le long de la rivière Saigon, entre l’estuaire de l’arroyo Thị Nghè et celui de l’arroyo Bến Nghé, un important réseau de canaux s’est formé. Ces derniers font partie du système de voies fluviales reliant l’ancienne citadelle Qui à la rivière Saigon et à l’arroyo Bến Nghé. Ce système de cours d’eau intra-urbain a aujourd’hui disparu et est devenu les rues du centre de Hô Chi Minh-Ville tels que les boulevards Lê Lợi, Nguyễn Huệ, Hàm Nghi, Pasteur ou Nam Kỳ Khởi Nghĩa.

Le “Plan topographique du 20ème Arrondissement et de ses environs”

Le “Plan topographique du 20ème Arrondissement et de ses environs” fut publié en 1882 sous l’égide de Monsieur Boilloux, SousInspecteur des Domaines et Directeur du Service du Cadastre de Gia Định, sur l’ordre du Gouverneur Général Le Myre de Vilers.


La carte, réalisée à l’échelle 1:20000, apporte des informations sur les réseaux routiers et hydrographiques de l’époque ainsi que sur les limites administratives. Elle indique les noms de ces divisions administratives et des lieux mais aussi l’emplacement des ouvrages architecturaux majeurs tels que les ponts, églises, pagode , temples et localise les zones résidentielles en périphérie de la ville.

2.18 - PLAN CADASTRAL VILLE DE SG 1882
© CEFURDS

Le “Plan de Saigon-Cholon” de 1923

2.13-1923
© CEFURDS

Le “Plan de Saigon-Cholon” de 1923 a été réalisé par le Service Géographique de l’Indochine sur la base de photos aériennes du Service Aéronautique. Il fut gravé puis imprimé en décembre 1923. Il représente l’agglomération de Saigon-Cholon et ses environs immédiats.


Réalisé à l’échelle 1:10000, le plan est muni d’une petite règle pour le calcul des distances et possède aussi un système de repères géographiques méridiens-parallèles.


Cette carte apporte différents types d’informations tels que : altitude (courbes de niveau d’un mètre d’espacement altimétrique), système hydrographique, réseau routier, zones résidentielles, limites administratives, noms de sites (nom de rues, de rivières/canaux, de divisions administratives). Il comporte aussi des renseignements complémentaires : noms d’ouvrages architecturaux (bâtiments publics, casernes, églises, hôpitaux, marchés), dont la position sur la carte est numérotée. Exemple : Trésor (N°44,45), bâtiment des

Douanes (N°85), Tribunal (N°78), Grande Prison (N°72), Poste (N°35), Mairie de Saigon (N°69).


On observe aussi sur cette carte l’apparition du réseau ferroviaire (Chemin de fer de l’Indochine) ainsi que de deux grandes voies de transport fluvial nouvellement creusés (canal de dérivation Kênh Tẻ creusé en 1905 et canal de dédoublement Kênh Đôi creusé en 1912).

Carte de la “Capitale Saigon”.

2.16-Cef-M91B Do thanh Sai Gon  (Capital Saigon) 1958, Part 1_2
2.17-Cef-M91C Do thanh Saigon (Capital Saigon) 1958, Part 2_2
© CEFURDS

Cette carte a été élaborée par la Direction Géographique Nationale et publiée pour la première fois en 1958.


Elle a été réalisée à l’échelle 1:10000 à partir d’un fond de plan avec coordonnées UTM et imprimée en deux feuilles. Elle résulte d’une modification d’une carte existante entreprise en 1956. Cette carte a été élaborée à partir de photos aériennes de l’Institut Géographique Français datant de 1953 et de mesures géodésiques effectuées dans la capitale en 1957. Les modifications entreprises ne concernent que les données géodésiques, les repères de coordonnées, les noms de sites et les données administratives.

La carte représente l’aire urbaine de Saigon-Cholon délimitée au Nord par le secteur de Phú Nhuận et l’arroyo Nhiêu Lộc , au Sud par la jonction entre le canal Kênh Đôi et les arroyos Lò Gốm et Bà Phò , à l’Est par la péninsule de Thủ Thiêm et le confluent du Kênh Tẻ , à l’Ouest par les arroyo Rạch Cát, An Lạc et Tân Hòa Đông.


La carte identifie et différencie les différents axes de communication présent à l’époque (routes goudronnées, routes pavées, routes en terre battue, pistes), les constructions (maisons en maçonnerie, en bois, en chaume) et apporte des informations topographiques sur le territoire (cours d’eau, couverture végétale -plantations d’hévéas, buissons, plages de joncs, champs de paddy, endroits marécageux-). On y retrouve aussi les noms des lieux, des bâtiments administratifs, etc.

Carte de 1965

2.19-Sai Gon 1965
© CEFURDS

Cette carte réalisée en 1966-67 et représentant Nhà Bè – Saigon en 1965, comprend deux feuilles : celle de Nhà Bè (No 6330-III-ĐB) et celle de Saigon (No 6330-IV-ĐN). Elaborée à l’échelle 1:25000 à partir de photos aériennes prises en 1956, elle appartient à la Série L8015 et fut puis imprimée en première édition par le Sous-Département Géographique de Dalat en novembre 1968. Ces feuilles présentent l’espace entre les parallèles 10o37’30” et 10o52’ N et les méridiens 106o37’30” et 106o45’ E et englobent :

  • au Sud, la commune de Tân Kim du District rural de Cần Giuộc (aujourd’hui rattaché à la Province de Long An),
  • au Nord, les communes de Trung Mỹ Tây et An Phú Đông (District 12),
  • à l’Ouest la Commune Tân Sơn Nhì (District de Tân Phú) et le quai de transbordement de Phú Định (District 8) d’aujourd’hui,
  • à l’Est, une partie de l’îlot Thanh Đa (District de Bình Thạnh).

Il s’agit d’une carte topographique dotée de coordonnées UTM. Elle apporte des informations topographiques (altitudes, cours d’eau, étendues d’eau, etc.), sur le réseau routier, les zones résidentielles, les espaces de couverture végétale (forêts, plantations, champs de paddy, marécages, etc.) ainsi que des informations sur les zones urbanisées (maisons, agglomérations rurales, villages, pagodes, églises, etc.), sur divers sites, sur les limites administratives, etc. Elle est pouvue d’une légende présentant les symboles utilisés sur la carte et de données techniques en géodésie. Son échelle est indiquée en chiffres et en règle d’échelle.

Plan de la ville de Saigon, fortifiée en 1790 par le Colonel Victor Olivier.

2.14
© Institut d’Asie Orientale

Réduit produit par Jr. M. Dayot en 1799 du Grand Plan réalisé sur Ordre du Roi en 1795 par M. Brun, ingénieur de Sa Majesté. Date : 1799. Auteur : M. Dayot.


Il s’agit d’une des cartes les plus anciennes connues de Saigon. Elle représente la citadelle construite en 1790 par Victor Olivier de Puymanel, l’un des officiers français recruté par Mgr Pigneau de Behaine pour encadrer les forces de Nguyễn Ánh.


Le bâtiment est conçu selon les codes caractéristiques de l’architecture de type « Vauban ». Les fonctions des principaux bâtiments internes sont identifiées par des lettres. On note que des zones d’habitation se répartissent sur les quatre côtés de la citadelle, celles situées sur les côtés sud-est et nord-est s’étalant sans discontinuité, respectivement jusqu’à la rivière Saigon et le canal Thị Nghè (arroyo de l’Avalanche). La citadelle sera détruite en 1835 sur ordre de Minh Mạng suite à la révolte de Lê Văn Khôi. Toutefois, compte tenu de la position stratégique de la bourgade, Minh Mang fit bâtir dès 1836 une nouvelle citadelle, plus petite, qui fut appelée « thành Phụng », « thành Phượng », ou encore « thành Gia Định ». Cette deuxième citadelle fut détruite lors de l’arrivée de l’armée française en 1859.

On distingue par ailleurs, vers le bas de la carte (sud-ouest), la bourgade de Cholon. Celle-ci est bâtie le long d’un arroyo, plus tard baptisé par les Français l’ « arroyo chinois », qui représentera une voie de communication majeure avec Saigon. Ce terme de Cholon semble être apparu assez tardivement et aurait été donné pour la première fois à la bourgade en 1801, époque où le général Lê Văn Duyệt remplissait les fonctions de gouverneur de Gia Định.

Plan de la ville de Saigon

Date : 1860. Editeur : Plan extrait de la revue Tour du Monde (1861).


La carte est légendée comme suit : « Fortifiée en 1790 par le Colonel V. Olivier. Réduit du grand plan levé en 1795 par ordre du Roi de Cochinchine par M.Brun, Ingénieur ». Sur cette carte, l’axe nord-sud est décalé d’environ 90° sur la droite. Cette carte est une reprise de celle dressée par M. Dayot en 1799, elle-même issue de la carte dressée l’ingénieur M. Brun en 1795. Elle est cependant plus précise et indique notamment le type de cultures développées autour de Saigon et Cholon. On distingue également les deux forts qui défendent l’entrée de la ville de part et d’autre de la rivière Saigon. La bourgade de Cholon est bien visible, mentionnée sous le nom de « Bazar Chinois ».

2.1
© Institut d’Asie Orientale

Plan de Saigon.

2.18 - PLAN CADASTRAL VILLE DE SG 1882
© Institut d’Asie Orientale.

Date : 1893 Auteur : L. Thuillier Editeur : Plan extrait de la revue Tour du Monde (1893).


Sur cette carte, l’axe nord-sud est décalé d’environ 90° sur la droite. Cette carte présente la ville telle qu’elle apparaît une trentaine d’années après la conquête française. On voit que la cité s’est nettement étendue vers le nord-est d’une part et le sud-ouest d’autre part (le long de l’arroyo chinois). La plupart des éléments caractéristiques de la ville coloniale sont déjà visibles, qu’il s’agisse de voies emblématiques comme le boulevard Charner ou le Boulevard Norodom ou bien de la gare ferroviaire d’où partent le tramway à destination de Cholon et le train vers Mỹ Tho.

Le parc du palais du gouverneur et le jardin botanique représentent les deux espaces verts majeurs au sein de la cité. Enfin, les bâtiments des Messageries maritimes, situés à l’embouchure de l’arroyo chinois marquent l’ouverture maritime de Saigon et sa vocation commerciale. On remarque que la caserne et le champ de manœuvre ont été édifiés sur l’emplacement de la citadelle détruite en 1859.

Plan de la ville de Saigon (Cochinchine).

Date : 1900 Editeur : John Bartholomew & Co.


Sur cette carte, l’axe nord-sud est décalé d’environ 90° sur la droite. Il s’agit d’une carte très précise où figurent de nombreux détails relatifs aux rues et aux bâtiments.


Si l’on compare avec la carte de L. Thuillier de 1893, la ville n’apparaît pas beaucoup plus étendue. On note que la ligne de tramway, qui s’arrêtait auparavant au niveau du rond-point sur le quai Primauguet, se prolonge à présent au-delà de Đa Kao, en direction de Gò Vấp.

2.3
© Institut d’Asie Orientale.

Plan de Saigon et de Cholon.

Date : 1923 Editeur : reproduction de la Bibliothèque nationale de France.


Il s’agit d’une carte très précise des deux villes de Saigon et de Cholon. Bien que reliées par un réseau routier de plus en plus dense, celles-ci apparaissent encore nettement différenciées, séparées par de larges étendues de rizières ainsi que par la plaine des Tombeaux. On note cependant une densification de l’urbanisation au nord de Saigon (la totalité de la rive sud de l’arroyo de l’Avalanche est urbanisée). On aperçoit encore les traces des fondations de l’ancienne citadelle située à proximité du jardin botanique. Cholon apparaît également nettement plus étendu et la forme générale de la ville évoque celle du futur 5ème arrondissement de Hô Chi Minh-ville.

2.4
© Institut d’Asie Orientale.

Plan de Saigon.

Date : 1947 Editeur : Service Géographique de l’Indochine.


Cette carte présente de manière très précise le développement urbain de Saigon en 1947. Saigon et Cholon (dont on distingue une partie) sont encore nettement différenciées bien que le tissu urbain apparaisse désormais continu le long de l’arroyo chinois. Plus au nord, en revanche, et en dépit de la densification des voies d’accès entre les deux villes, subsistent de vastes espaces non bâtis ainsi que des zones marécageuses résiduelles. Cette carte fait clairement apparaître les trois grands espaces verts de Saigon : le parc Maurice Long, celui qui entoure le palais du Gouverneur Général ainsi que le jardin botanique.

2.5
© Institut d’Asie Orientale.

Plan de la ville de Saigon

2.7
© Institut d’Asie Orientale.

Date : 1964 Auteur : Direction of the Engineer, USARPAC, U.S. Army Map Service, Far East. Editeur: Army Map Service, Corps of Engineers.


Cette carte, très détaillée, montre l’étalement de Saigon au milieu des années 1960. Elle met en lumière la jonction urbaine intervenue vers le milieu du XXe siècle entre les villes de Saigon et de Cholon. Dès 1931, en effet, la Région de Saigon-Cholon fut placée directement sous l’autorité du Gouverneur de la Cochinchine et administrée par un préfet nommé par lui. En décembre 1941, les deux municipalités de Saigon et de Cholon fusionnèrent en une seule agglomération urbaine. En 1956 cette entité urbaine prit le nom unique de Saigon.

Les arrondissements (quận) n’apparaissent pas, cependant les limites administratives de la ville (en pointillé) apparaissent clairement. S’agissant d’une carte à usage militaire, elle est très précise et présente le détail des habitations et des voies de communication de la ville. On peut établir une nette distinction entre les zones d’habitat très denses (figurant en grisé) et celles où prédominent des constructions plus éparses. On note que ces dernières correspondent pour partie à l’ancienne ville coloniale. On note également la présence de plantations d’hévéas entre Cholon et l’aéroport de Tân Sơn Nhất. Enfin, une des caractéristiques principale de la carte est de mettre en évidence (en rouge) les grands axes permettant l’entrée, la traversée et la sortie de la ville soulignant la préoccupation stratégique des auteurs.

Plan de ville de Saigon

2.6
© Institut d’Asie Orientale.

Date : 1966 Editeur : inconnu


Une intéressante carte en couleurs (typique des années 1960 dans la presse saigonaise) qui permet de bien visualiser les huit arrondissements de Saigon. On remarque que les arrondissements 1 et 2 correspondent au futur 1er arrondissement . On note également que les 5ème et 6ème arrondissements comprennent encore une partie des futurs 10ème et 11ème arrondissements. De même, le 3ème englobe lui aussi une partie du futur 10ème arrondissement. Enfin, on peut signaler que les arrondissements 4 et 8 sont demeurés inchangés (le 8ème s’étant toutefois étendu depuis au détriment du 7ème).

La carte montre bien également la rivière Saigon ainsi que les nombreux cours d’eau adjacents (rạch) et les canaux (kinh). Toutefois, axée essentiellement sur les rues et les avenues, elle ne permet pas d’identifier les bâtiments les plus importants de la ville. On note enfin que L’aéroport de Tân Sơn Nhất, situé plus au nord et qui n’apparaît pas sur la carte, n’est pas compris dans les limites administratives de la ville.

Plan de Hô Chi Minh-Ville.

Date : 1988 Editeur : Nhà xuất bản thành phố Hồ Chí Minh.


Cette carte, postérieure à la réunification du pays, présente de légers changements par rapport à la carte de 1975. On note tout d’abord la disparition du 2ème arrondissement au profit du 1er et celle du 7ème arrondissement au profit du 8ème. Le 6ème arrondissement apparait également considérablement étendu en direction de l’ouest de la ville. On remarque enfin l’apparition de plusieurs arrondissements auparavant étranger à la ville, celui de Gò Vấp, celui de Bình Thạnh, celui de Phú Nhuận et celui de Tân Bình qui comprend l’aéroport de Tân Sơn Nhất.

2.9
© Institut d’Asie Orientale.

Plan de Hô Chi Minh-Ville

Date : 1992


Il s’agit d’une carte destinée aux Chinois et qui reprend, dans cette langue, les informations figurant sur la carte éditée en 1988. Sa parution est intervenue la même année que le rapprochement diplomatique entre les deux pays. S’agissant d’une carte touristique, elle fait apparaitre tous les points de repère nécessaires à l’orientation du visiteur dans la ville.

2.10
© Institut d’Asie Orientale.

Evolution des arrondissements de Saigon entre les années 1960 et 1970.

2.8
© Institut d’Asie Orientale.

Date : 1973-1975


Cette carte, très colorée comme le sont fréquemment les plans vietnamiens de l’époque, montre l’évolution des arrondissements de Saigon entre les années 1960 et 1970.


On note l’apparition des 10ème et 11ème arrondissements au détriment des 3ème, 5ème et 6ème arrondissements tandis que le 2ème arrondissement demeure encore inchangé.


On note également l’apparition du 9ème arrondissement correspondant à la presqu’île de Thủ Thiêm. Ce point est intéressant car la presqu’île n’est guère urbanisée à cette époque et les cartes postérieures ne la mentionnent plus

comme arrondissement. Thủ Thiêm est réintroduit dans les limites administratives de la ville sous l’appellation de 2ème arrondissement. Le 9ème arrondissement se situe désormais dans la continuité de ce dernier.

Plan de la province de Hô Chi Minh.

Date : 2010 Editeur : Nhà Xuất bản Bản đồ.


Cette carte permet un changement d’échelle et donc la visualisation de l’ensemble du territoire correspondant aujourd’hui à la ville-province de Hô Chi Minh-ville.


On note en particulier l’apparition de nouveaux arrondissements : le 7ème situé sous le 4ème, le 9ème limitrophe du 2ème ainsi que celui de Thủ Đức, le 12ème situé au nord de Gò Vấp. La ville-province possède dorénavant une ouverture directe sur la mer, bien qu’il s’agisse d’une région (Cần giờ) peu urbanisée et encore largement marécageuse.

2.11
© Institut d’Asie Orientale.

Extrait du schéma directeur de la province de Hô Chi MinhVille à l’horizon 2025.

Cette carte représente la projection de l’expansion urbaine prévue de Hô Chi Minh-ville à l’horizon 2025.


On note la centralité de l’aéroport de Tân Sơn Nhất ainsi que l’existence de sept centres urbains périphériques (Đức Hòa, Bến Lức, Thị xã Thủ Dầu Một, Huyện Dĩ An, Biên Hòa, Huyện Long Thành et Thành Phố Nhơn Trạch), soulignant ainsi le grand potentiel d’extension de la cité-province.


On note également la totale urbanisation de la presqu’île de Thủ Thiêm ainsi que de celles situées en amont et en aval de la rivière Saigon.

2.12
© PLANIC


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